Désolée d’avoir à l’annoncer aussi brutalement !
Alors qu’il était dans un état stationnaire, Raisin n’a pas résisté à sa seconde nuit chez le vétérinaire.
Il est mort ce matin.
On ne sait toujours pas de quoi.
En rentrant du travail hier, je longeais la marne en repensant aux paroles que j’avais entendu quelques temps auparavant. Ca parlait d’hirondelles, de saint-georges et d’autres choses que je ne maitrise pas très bien.
Je longeais donc la Marne, disais-je comme tous les jours depuis bien longtemps, en admirant le courant emportant tout ce que les écluses ont libéré, guettant un cygne, peut-être le cygne noir.
Comme toujours, pendant ces quelques minutes où je longe la Marne, mon esprit vagabonde : et si ce bout de bois était un cadavre ? combien y a t’il de meules au fond de l’eau ? à quelle profondeur est le fond ? Si l’eau n’était pas si dégueu, je piquerais bien un plongeon.
Mais voilà, on n’est pas à Dakar, on n’est encore moins à Gorée. On est à la Ferté-sous-Jouarre, le pays où il fait toujours pas beau. Mais passons.
Frolant le fil de l’eau, des oiseaux passent et repassent… ce ne sont pas des pigeons, ce ne sont pas des canards. En regardant de plus près, j’ai vu ce que c’était : des hirondelles !
un groupe de 5 hirondelles dansaient au ras de l’eau et remontaient dans le ciel, juste là, devant moi !
Les hirondelles annoncent le printemps… Ca a quand même plus de gueule que les douleurs qui annoncent un changement de temps, et les rhumatismes qui se réveillent, hein ?