Désolée d’avoir à l’annoncer aussi brutalement !
Alors qu’il était dans un état stationnaire, Raisin n’a pas résisté à sa seconde nuit chez le vétérinaire.
Il est mort ce matin.
On ne sait toujours pas de quoi.
Cher futur papa, chère future maman
On se souviendra tous de ce 23 décembre 2006… Je sais que vous ne vous en souvenez pas, dans l’euphorie du moment, mais je peux maintenant vous dire (un an après, il y a prescription), on s’est caillé les miches ! Et moi, vu que mes miches sont belles mais poussent à l’intérieur, vous imaginez le truc…
Mais bon, c’est passé, ce fut beau et on ne va pas y revenir.
Voilà maintenant la suite de l’histoire… Monsieur et Madame vous-même, vous allez être parent.
Est ce que vous savez ce qui vous attend ?
Tout à coup, dans ta tête passe la frayeur de la bouche de plus à nourrir, de la responsabilité… de la fac ou ira ce bout’d’chou… de sa première voiture, de son premier scooter, de son premier skate-board, ses premiers rollers, son premier vélo. Mais tu t’inquiètes pour ta femme et tu as raison ! elle est fatiguée, s’inquiète pour rien, s’énerve d’un rien, change d’humeur pour un rien… C’est la grossesse ? ce sera pareil à la ménaupause
Pour l’instant, il fait un millimetre et déjà tu as l’impression d’avoir pris 12 tonnes. Tu vas tout à coup avoir toutes tes copines, tes connaissances qui vont se tranformer en gynécologues averties en te donnant tous les conseils possibles et imaginable sur ce qu’il faut faire, ce qu’il faut manger, ce qu’il faut mettre, comment il faudra l’habiller, quel nom faudra lui donner, l’école où il [1] devra aller et surtout l’instit qu’il ne faudra pas qu’il ait et toutes ces sortes de choses qui font que les premiers mois de la grossesse, tu n’es qu’une boule de stress en songeant à ce qui t’attend plus tard.
Je vous épargne les questions métaphysiques sur il vous appellera papa /maman, ou bidule /chose ? et comment appellera-t’il ses grands parents. A ce genre de question je serais capable de répondre : FRAISE ET MAYONNAISE ! Ca ne veut rien dire, mais qu’importe… on mettra ca sur le dos de la grossesse
Alors que tu pourrais faire profiter les autres des joies des nausées, des crampes, des envies de fraises à 3 heures du matin.
Ce qui inquiète aussi ton mari ! Quel gâchis !
Maintenant, toutes les discussions tourneront autour de bébé.. et du poids que tu as pris, que tu devrais prendre (ou pas), de ton temps de sommeil, de ce que tu écoutes, « faudrait chanter, les foetus ca entend tout » (ben vaut mieux ne pas chanter alors).
Et ton ventre deviendra un ventre public que tout le monde se donnera l’autorisation de toucher, d’approcher… un peu comme si c’était un coquillage et qu’on entendrait le bruit de la mer en y collant l’oreille.
Puis, viendra le moment où les copines compareront leurs accouchements : sans douleur, avec douleur, avec piqure, sans piqure, évanouies, conscientes, péridurale, pas péridurale, ca a duré des heures, je n’ai pas eu le temps de voir passer, chéri était là, chéri s’est évanoui, chéri a préféré rester dehors, ce qui va encore plus augmenter ton stress et ton angoisse… tout ce qu’il ne faut pas !
Et juste après dans l’euphorie, tous trouveront une ressemblance avec l’arrière-arrière grand-parent… . Surtout l’ongle du doigt du pied gauche.
Alors cher futur papa et chère future maman, j’ai qu’une chose à dire…
Attendre un enfant, c’est apprendre en 9 mois, (parfois moins, parfois plus mais j’espère pas trop quand même) à gérer les angoisses futures ; quand bébé sera là, qu’on ne comprendra pas que son pleur veut dire change ma couche plutot que j’ai faim.
Et puis vous en prenez au moins pour 25 ans ! minimum, z’avez qu’à voir !
Quand bébé va arriver, vous serez là tous les deux, vous aurez mal tous les deux. Et tout ce qu’on aura pu vous raconter avant vous semblera un énorme mensonge tellement la douleur est atroce. Après tout, c’est un peu normal. Vous savez ce qui doit sortir et par ou ca doit sortir. [2]
Et alors ? Bébé va venir, ce sera le plus beau du monde et dites vous bien une chose : l’humain exagère toujours ses émotions.
Et plus tard, une copine, une soeur, attendra son premier enfant et vous rejoindrez le club fermé de ceux qui ont vécu cela. Et vous vous transformerez à votre tour en gynécologues avertis en donnant tous les conseils possibles et imaginable sur ce qu’il faut faire, ce qu’il faut manger, ce qu’il faut mettre, comment il faudra l’habiller, quel nom faudra lui donner, l’école où il [3] devra aller et surtout l’instit qu’il ne faudra pas qu’il ait et toutes ces sortes de choses qui font que les premiers mois de la grossesse, l’autre ne sera qu’une boule de stress en songeant à ce qui l’attend plus tard.
Et c’est là que tout commence
Tiens, demandez à vos parents… 8 enfants en tout… 8 différents… ca promet !
Moi, épargnez moi la salle d’accouchement, les allées et venues dans le couloir ! je n’attends qu’une chose : le champagne… Et je compte sur vous, les futurs papis, papounets et autres noms pour sortir le Havane pour l’occasion
[1] il ici, représente le boutd’chou, le sexe n’ayant aucune importance dans ma théorie, du moins pour le moment
[2] ceci est ma minute poésie
[3] il ici, représente le boutd’chou, le sexe n’ayant toujours aucune importance dans ma théorie, du moins pour le moment