Alors que le monde entier s’interroge sur les conséquences à long terme de l’engouement pour les sites communautaires, alors que les boitafrics se frottent les mains à l’idée des bénéfices qu’ils vont se faire, alors que certains pensent trouver dans le virtuel des amis qu’ils n’arrivent pas à avoir dans la vie réelle, je décide de m’inscrire à un site communautaire après avoir été invitée par une amie
Et je suis d’un naturel discrèt ! je renseigne le moins possible mon profil. Pas envie de me faire spammer par des publicités à la con. D’ailleurs, première précaution, j’utilise un alias personnalisé. Cela me permettra de cibler d’où vient le spam. Et je visite. Je regarde les amis de mon amie et je décide d’aller plus loin.
Tout a commencé par une banale recherche sur internet, un soir où il n’y avait rien de passionnant à la télévision et où la paresse empêche de se lever pour aller chercher le livre IV de KAAMELOTT pour rire un bon coup.
Donc, une recherche anodine ! un nom, un prénom dans un moteur de recherche, et quelques pistes : des forums, des photos, des conversations.
Comme le bon dieu m’a faite loin d’être conne et pourvue d’un bon sens de la réflexion lorsque je m’en donne la peine, il ne m’a pas fallu longtemps pour faire des comparaisons d’époque, de date… Et je me retrouve tout à coup à regarder un film ancien… un film qui se rembobine et qui s’arrête juste à une certaine époque, celle où l’on pensait être les rois ! Puis, tout revient petit à petit. Un retour en enfance, ou plutôt un retour à l’adolescence avec tout ce que cela comporte de nostalgie et ce constat indéniable que cela représente les meilleures années… D’abord parce qu’on y était mais surtout à cause de la bande de tarés que nous étions à l’époque.
Alors, timidement, je prends contact : « Salut, tu te souviens de moi, on était pote, on faisait ci, on faisait ca ». Et on attend la réponse. Pas impatiemment, bien sûr, j’ai vite appris que tout le monde n’était pas greffé à son ordinateur. Et un jour la réponse arrive, la bonne réponse. Et les souvenirs, les bons, les droles, ceux qui ont fait de cette période les plus belles. Et rétrospectivement, je souhaite à beaucoup de vivre ce que nous y avions vécu…
Et des questions qui fusent : où peut être untel ? et unetelle ? moi, j’ai revu truc, machin est à pétawchnoque.. et tu te souviens quand on faisait ceci ? et ta frangine ? et ta mère…
Le contact est renoué, il faut absolument qu’ON SE RENCONTRE ! et vite ! parce que plus le temps passe et plus on se pose de question : Va t’on se reconnaître, comment on va se trouver, et ceci et cela.
On se fait un film d’horreur après plusieurs nuits d’insomnies. Puis l’heure de la rencontre arrive ! Bisous par ci, bisous par là… et nous voilà partis dans les j’te raconte et les tut’souviens… sans parler des qu’as tu fait tout ce temps et des les années qu’il faut maintenant rattraper. Deux heures c’est juste le temps d’un repas ! le temps pendant lequel on se permet de retomber en enfance et on ne se gêne pas. Deux heures pour rattraper toutes ces années alors que l’on était finalement tout près.
Deux heures pour reprendre ce qui avait été interrompu il y a 25 ans ! Et que personne ne se méprenne ! Ce sont des retrouvailles entre deux potes qui ont fait les 399 coups entre leur 12 et 16 ans.
Une chose est sure, on attendra pas 25 ans pour se revoir !
des photos ? non !
Site communautaire danger ? ca dépend de ce qu’on y cherche, ca dépend de ce qu’on y dévoile. Le but du jeu est de profiter des connaissances pour en trouver d’autres. Après, on échange nos vrais mails et même on se rencontre dans la vraie vie…